pat_togo
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« on: September 11, 2005, 10:08:39 PM » |
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La victoire controversée de Hosni Moubarak aux récentes élections présidentielles en Afrique : la poursuite des hold up électoraux en Afrique
Hosni Moubarak né en 1928 fut l’ancien vice-président du président Anouar Al Sadate assassiné en 1981. Il accéda à la tête de l’exécutif égyptien à la suite d’un référendum organisé au cours de la même année. Récemment à la faveur d’intenses pressions de ses alliés américains, la constitution égyptienne fut modifiée pour instituer des élections présidentielles pluralistes et au suffrage universel direct. Toutefois, les premières élections présidentielles qui viennent de se tenir en Egypte constituent une mascarade qui exprime la volonté du Raïs égyptien de s’éterniser au pouvoir et de se faire ensuite remplacer par son fils qui a joué un rôle influent lors de ces élections qu’il a remportées avec 86,6°/° contre une participation insignifiante de 23 °/° des électeurs inscrits. Ce srcutin organisé à huis-clos ne fut point transparent. Les partisans du pouvoir ont poursuivi leur campagne malgré la clôture officielle de la période légale. Les électeurs ont été tiraillés de bureaux en bureaux. Des votes multiples ont été relevés et des obsevateurs des ONG locales ont été refoulés des bureaux de vote. Même, l’intervention de la commission électorale pour l’admission de ces derniers ne fit rien bouger.
La victoire controversée de Hosni Moubarak qui était opposé à neuf adversaires pose le problème de la capacité de l’Union africaine à créer une Union fondée sur le droit. Pourquoi, la Commission de l’UA n’a-t-elle pas contraint les autorités égyptiennes à accepter l’observation internationale de ces élections. La même question est valable pour l’Union europénne, les Etats-Unis et l’ONU qui fête ses 60 ans d’existence au service de général des Occidentaux.
L’observation internationale des élections s’applique-t-elle seulement aux Etats de l’Afrique subsaharienne ?
La victoire contestée et contestable du Raïs égyptien consacre la poursuite des hold up électoraux en Afrique. Ces coups d’Etats électoraux constituent une plaie à la démocratisation de l’Afrique et au respect des droits de l’homme. Dans ces conditions, l’Egypte pourra-t-elle ou devra-t-elle encore prétendre représenter l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies ? L’immense majorité des Africains aspirent à plus de liberté, de droit et de développement et elle a besoin de s’appuyer sur des Etats qui se démocratisent et se libéralisent effectivement comme le Bénin, la Mali, la Cap Vert, le Ghana, la Mozambique et l’Afrique du Sud.
Mais, en attendant une utopique dévolution de siège permanent au Conseil de sécurité à un Etat africain, dans la ligne de mire, les prochains hold up électoraux au Burkina faso et au Gabon.
Ablassé Sambiga
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