pat_togo
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« on: September 08, 2005, 01:04:56 AM » |
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Déguerpissement d`immigrés à Paris - Y a-t-il 1 différence entre Chirac et Mugabe
Depuis quelques jours, Paris a engagé la ''guerre secrète'' contre les immigrés. Forces spéciales et policiers sont lancés dans l'ombre contre les immigrés africains. L'histoire de cette ''guerre secrète'' a pour champ de bataille, les échéances électorales françaises de 2007. Une lutte invisible d'un type inédit, qui mobilise l'Ump et son président Nicolas Sarkhozy, actuel ministre de l'Intérieur. Derrière cette chasse à l'homme à Paris, déclenchée expressément par l'Elysée, se joue une attitude de mépris, où plus rien ne distingue le président français Jacques Chirac, et le Zimbabwéen Robert Mugabe. Les deux chefs d'Etat adoptent la même attitude, dont l'objectif pour l'Africain Mugabe est d'éradiquer la criminalité, et pour Jacques Chirac, le Français, de mettre hors de France, toute personne qui ne remplit pas les conditions de résident sur le sol français. Dans cette ''guerre secrète'' contre les immigrés africains, une certitude se dégage : le ministre français de l'Intérieur, candidat aux prochaines élections présidentielles 2007, veut simplement faire plaisir à ses électeurs et monter dans des délais si rapides, dans les sondages. Mais, à notre avis, Nicolas Sarkhozy n'est pas encore un homme d'Etat d'expérience. Il ne fait aucune neutralité possible entre ses ''intérêts'' et les contradictions diplomatiques qui lient la France à plusieurs pays africains. Si Nicolas Sarkhozy a choisi la France tout court pour mener sa campagne, sans reconnaître l'impératif du continent africain, sa présence à l'Elysée en 2007, est une véritable menace pour l'Afrique. Pas peut-être un danger pour Blaise Compaoré, Omar Bongo, Abdoulaye Wade, Toumani Touré, qui ont une confiance en la ''sympathie'' française. Dans cette chasse aux immigrés africains, aucun chef d'Etat africain, n'a réagi. Même pas l'Union africaine… Seul le président ivoirien Koudou Laurent Gbagbo, qui est aujourd'hui, moins à la solde de l'Elysée, a indiqué que la chasse aux immigrés africains en France n'est pas l'issue exemplaire de victoire aux prochaines élections. L'intervention de Koudou Laurent Gbagbo, est un message à objectif bien rempli, et codé. Pour la presse diplomatique ouest africaine, l'homme d'Etat ivoirien veut dire, que la France doit savoir que la présence des immigrés africains en France, n'est pas un danger plus que la présence des bases militaires françaises en Afrique… Nicolas Sarkhozy a-t-il compris le ''message de compassion'' et de vérité du président Gbagbo ? Peut-être Jacques Chirac, lui, qui connaît bien l'émotion africaine, même si ces dernières années le président français a mobilisé toutes ses ressources militaires et diplomatiques pour détruire une moitié de l'Afrique de l'Ouest. Autrement dit, la France doit déminer le terrain politique. L'immigration massive en France n'est pas la cause du déclin de l'économie française. Il n'est pas trop tard pour comprendre, M. Nicolas Sarkhozy. La cible est ailleurs, circonscrite à la faiblesse de la diplomatie française, et à l'ingérence de la classe politique française dans les affaires intérieures des autres Etats : Paris est toujours prête à enflammer le Tchad, le Togo, la République centrafricaine, la Côte d'Ivoire. Pour les pays moins ''intéressants'' comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger, Paris n'hésite pas à rappeler l'aide passée de la coopération française aux populations de ces pays. Mais à l'analyse, la France n'est pas du tout confrontée à une crise immobilière. Au moment où nous mettons sous presse, 140.000 logements à Paris sont vides et non loués. En clair, la France a un complexe de mépris, et les déguerpissements survenus, il y a quelques jours à Paris, qui visent les Ivoiriens, Béninois, Togolais, Maliens, ont pour simple objectif de créer d'autres effets secondaires : provoquer un déséquilibre immédiat afin de susciter des mécontentements socio-politiques à Cotonou, Lomé, Bamako et particulièrement à Abidjan, où la plupart des observateurs diplomatiques sont d'accord que le débat de la révision des accords de coopération économique entre la Côte d'Ivoire et la France n'est plus d'une atmosphère apaisante. La roue tourne à l'avantage des américains, des Etats asiatiques et du monde arabo-musulman. Pour nous, il ne s'agit pas de revenir sur les arguments pour ou contre l'expulsion des Africains du sol français, au même moment où Nicolas Sarkhozy serait prêt à rapatrier par charter les immigrés sans papiers qui feront de la ''résistance''… Dans cette affaire d'incendie qui a fait plus de 20 morts calcinés, tout le monde se tait. Où est passée la Fédération internationale des droits de l'Homme qui n'a qu'un seul regard ? La Fidh ne connaît qu'un seul endroit négatif en matière des droits de l'Homme : le continent africain. Aujourd'hui, de son centre de commandement à Paris, la Fédération internationale des droits de l'Homme est incapable de dénoncer l'attitude de mépris des autorités françaises. Les organismes des droits de l'Homme sont très ''spectaculaires” et ''humanitaires'' dans leur travail de dénonciation, quand il s'agit du Zimbabwéen, Robert Mugabe dont l'innovation des quartiers précaires à Harare, a été perçue par les médias français comme une chasse à l'homme. Au total, la presse diplomatique ouest africaine reconnaît que l'Etat français est à bout de souffle. Pas de budget, et les bases militaires en Afrique coûtent cher. Soyons honnête, la France ne fait plus vibrer comme à l'époque de Pompidou, Giscard d'Estaing, où sur le plan économique, la France avait beaucoup d'atouts, à aider l'Afrique.
Source: icilome.com
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